Un comité de soutien pour défendre l'ouverture de l'établissement musulman Al-Kindi
lundi 4 septembre 2006, 12h28
LYON (AP) - Plusieurs représentants et dirigeants d'associations musulmanes de France ont annoncé lundi avoir créé un comité de soutien afin de défendre le projet de collège-lycée musulman Al-Kindi qui n'a pu ouvrir pour cette rentrée à Décines (Rhône) après l'opposition du recteur de l'Académie de Lyon, a-t-on appris auprès du Conseil régional du culte musulman (CRCM) de Rhône-Alpes.
"Se faisant les relais de l'indignation de la communauté musulmane, choquée par l'absence de justification de la décision du recteur, (le comité) exprime ses inquiétudes face à ce qu'il considère être contraire au droit", indiquent les associations dans un communiqué.
Le 30 août, Alain Morvan, recteur de l'Académie de Lyon, s'était opposé à l'ouverture de l'établissement musulman pour des raisons juridiques (démission du futur directeur) et de sécurité (présence d'une conduite à gaz haute pression à proximité de l'établissement).
Le CRCM de Rhône-Alpes et de Bourgogne mais aussi la Fédération de la Mosquée de Paris, de Rhône-Alpes, d'Auvergne et de Bourgogne font partie des premiers signataires de ce comité et affirment par ailleurs soutenir les familles des 139 "élèves préinscrits qui ont accepté le principe d'une rentrée différée" tout en intégrant leur établissement de quartier pour le moment.
L'établissement se revendique comme le "premier collège et lycée musulman de France" de par sa taille. Le lycée musulman Averroès de Lille, ouvert en septembre 2003, accueille en effet moins d'une centaine d'élèves.
Le Conseil académique de l'Education nationale, saisi d'office après le refus, doit statuer avant le 30 septembre sur l'ouverture d'Al-Kindi. AP
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