13 février 2007

Jean-Marie Le Pen replace l'immigration au centre des débats

Jean-Marie Le Pen replace l'immigration au centre des débats

LEMONDE.FR avec AFP | 13.02.07 | 08h49 • Mis à jour le 13.02.07 | 10h55

Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, était l'invité de l'émission sur TF1 "J'ai une question à vous poser", lundi 12 février. Il a été interrogé par un échantillon représentatif de cent Français sélectionnés par la Sofres. A plusieurs reprises, il a nié être raciste ou xénophobe, tout en soulignant le risque de "submersion" de la population française par l'immigration.

"Je ne suis pas raciste", et "je l'ai démontré, non pas par des déclarations, mais par des actes", a déclaré M. Le Pen en réponse à Stéphane, un carreleur de 35 ans, qui s'était dit "révulsé" par le racisme. Et le candidat de souligner qu'à trois reprises au moins dans sa carrière politique, il a présenté aux élections des candidats noir ou d'origine arabe, qu'un couple noir a élevé ses enfants, et que "pendant l'intervention de la France à Suez, [il a] enterré des morts égyptiens selon la règle musulmane".

PAS "XÉNOPHOBE", MAIS "FRANCOPHILE"

Le candidat a répété, plus tard, qu'il n'était pas "xénophobe" mais "francophile". Il a rappelé qu'il était pour la "préférence nationale", que "tous les pays du monde pratiquent". "S'il n'y a pas de travail chez nous" pour les immigrés, "il faut qu'ils retournent chez eux", d'autant que "la plupart d'entre eux ne nous ont pas demandé l'autorisation de venir", a déclaré M. Le Pen.

Interrogé à plusieurs reprises sur les difficultés de logement des Français les plus modestes, le candidat à la présidentielle n'a eu de cesse de lier ce sujet au thème de l'immigration. Il a affirmé que "jamais M. Borloo ne pourrait construire assez de logements", ceux-ci étant "occupés par les immigrés arrivant par vagues successives" et qui ont "la priorité". "La politique d'immigration suivie depuis trente ans est criminelle, a-t-il également déclaré. Nous avons accueilli dix millions de personnes au cours de cette période. Il faut que ce torrent cesse."

Interrogé après l'émission, le président du Front national s'est déclaré satisfait d'un dialogue courtois et de la bonne écoute des citoyens. Il a regretté que les grands sujets comme la défense ou la politique étrangère n'aient pas été abordés, en ironisant sur le fait qu'il n'avait pas eu "droit à deux heures".

Aucun commentaire: