15 janvier 2007

Cinq mois après sa dissolution, la Tribu Ka prépare son retour

Cinq mois après sa dissolution, la Tribu Ka prépare son retour

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 15.01.07 | 10h19 • Mis à jour le 15.01.07 | 10h32

La Tribu Ka, groupement de "défense de l'identité Kémit" dissous en juillet 2006 par arrêté ministériel, prépare son retour, a annoncé le fondateur et dirigeant du mouvement, Kémi Seba, dimanche 14 janvier, à Tours. "Les nationalistes sont les seuls Blancs que j'aime. Ils ne veulent pas de nous et nous ne voulons pas d'eux", a-t-il ironisé. Sa nouvelle organisation baptisée Génération Kémi Seba, souhaite présenter, en 2008, une première liste "identitaire" aux élections municipales de Sarcelles, dans le Val-d'Oise.

La dissolution de la Tribu Ka avait été décidée le 26 juillet 2006 en conseil des ministres. Cette décision suivait l'irruption, le 28 mai, dans un lieu symbolique de la communauté juive à Paris, la rue des Rosiers, d'une vingtaine de membres de ce groupuscule. Le décret de dissolution du "groupement de fait dénommé 'Tribu Ka'" s'appuyait sur la loi du 10 janvier 1936 "relative aux groupes de combat et milices privées", était paru au Journal officiel du 29 juillet 2006. "Je ne remercierai jamais assez Nicolas Sarkozy pour cette publicité inespérée", a souligné le groupement à plusieurs reprises.

Kémi Seba et ses amis appellent toujours à "la condamnation de la mafia sioniste qui gouverne le monde", ainsi que des "macaques sans dignité qui trahissent leurs origines", faisant pêle-mêle l'apologie des lois antisémites de Nuremberg promulguées par Adolf Hitler et des positions "courageuses et cohérentes" de Jean-Marie Le Pen, leader de l'extrême droite française. Ils se disent totalement opposés au métissage et au "concert des nations défendu par une extrême gauche qui fait partie du passé".

En marge de la rencontre, une dizaine de manifestants altermondialistes s'étaient rassemblés dans le centre-ville pour protester contre la venue de Kémi Seba.

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