08 décembre 2006

Les huit Français islamistes présumés placés en garde à vue

Les huit Français islamistes présumés placés en garde à vue

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 08.12.06 | 08h44 • Mis à jour le 08.12.06 | 09h03

Les huit Français islamistes présumés, expulsés jeudi d'Egypte, ont été transférés à Paris tôt dans la matinée du vendredi 8 décembre, et placés en garde à vue dans les locaux de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, a-t-on appris de sources proches du dossier. Outre ces dix étudiants figuraient aussi un autre Français, un Américain, des Tunisiens et des Syriens, qui restent aux mains des autorités égyptiennes, a précisé le ministère de l'intérieur égyptien.

Arrêtés à la mi-novembre dans un quartier du Caire, en compagnie de deux ressortissants belges et tous présentés par les autorités égyptiennes comme des djihadistes, les huit Français ont d'abord été expulsés vers Bruxelles. A leur arrivée, ils se sont vu signifier leur "non-admission" par les autorités belges, avant d'être transférés à la frontière franco-belge au cours de la nuit de jeudi à vendredi, et remis aux policiers français, agissant dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte en France par la section antiterroriste du parquet de Paris.


ILS ÉTUDIAIENT L'ARABE ET LA RELIGION MUSULMANE


Le parquet de Paris a confié à la sous-direction antiterroriste de la police (ex-DNAT) une enquête préliminaire de police fin d'éclaircir la nature de leurs liens éventuels avec l'islamisme radical, explique-t-on au bureau du procureur à Paris. Ils ont ensuite été transférés dans les locaux de la SDAT (sous-direction antiterroriste de la direction centrale de la police judiciaire), rue des Saussaies dans le 8e arrondissement. Ils peuvent y rester jusqu'à quatre jours.

Aucune information n'a été transmise par la justice égyptienne au parquet de Paris sur les faits reprochés aux personnes expulsées, a-t-on appris au bureau du procureur. Selon le ministère de l'intérieur égyptien, le groupe était en contact avec des organisations terroristes internationales. Aucun d'eux n'a pour autant été inculpé, a-t-on assuré de source judiciaire. Ils étudiaient l'arabe et la religion musulmane. Les autorités égyptiennes recherchent en outre cinq Egyptiens soupçonnés d'entretenir des liens avec ce groupe, dit-on de source proche de la police.

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