20 décembre 2006

79% des jeunes ont une piètre image des hommes politiques, selon un sondage Ipsos

79% des jeunes ont une piètre image des hommes politiques, selon un sondage Ipsos

mardi 19 décembre 2006, 10h47

PARIS (AFP) - Les jeunes de 18 à 25 ans ont une piètre image des hommes politiques et estiment qu'ils sont sourds à leurs préoccupations, mais 75% de ceux inscrits sur les listes électorales affirment être tout à fait certains d'aller voter à l'élection présidentielle, indique un sondage Ipsos rendu public lundi.

Selon cette enquête réalisée pour l'association Graines de citoyens, 79% des jeunes contre 21% ont une mauvaise image des hommes politiques.

87% des jeunes considèrent que les hommes politiques "ne sont pas à l'écoute des préoccupations des jeunes" et 79% estiment que "les personnes qui sont élues pour représenter les Français ne sont pas à l'image de la société actuelle".
73% jugent que la place accordée aux jeunes dans les programmes et prises de position des candidats potentiels n'est "pas assez importante".

Les personnalités politiques jugées les plus à même de répondre à leurs préoccupations sont Ségolène Royal (56%), Nicolas Sarkozy (44%), Olivier Besancenot (34%) et François Bayrou (24%).

Dans cette enquête, les jeunes se déclarent plus à gauche (33% se disent proches de la gauche parlementaire) qu'à droite (18% proches de la droite parlementaire), mais 42% se disent proches d'aucun grand parti.

57% disent s'intéresser à la politique (16% seulement de réponses "oui tout à fait") contre 43% et 79% estiment que "les partis politiques sont indispensables dans une démocratie".

Les jeunes sont sans illusion sur l'impact réel de l'élection présidentielle, 75% d'entre eux estimant que "les responsables économiques ont plus de pouvoir que les responsables politiques dans notre société".

50% pensent que "quelque soit le résultat, les choses ne changeront pas vraiment en France" et 50% que "le résultat sera déterminant pour l'avenir".

72% contre 28% estiment que le Front national est un danger pour la démocratie.
80% des jeunes seraient gênés que le président n'ait pas d'expérience gouvernementale, 51% qu'il soit musulman et 44% qu'il soit d'origine immigrée.
62% ne seraient "pas du tout gênés" si le président n'était pas désigné par un parti politique. Peu de réticences pour une femme (14% de gênés) mais davantage pour un homosexuel (30%) ou juif (29%).

La priorité doit aller d'abord selon les jeunes à la lutte contre le chômage (45%) et à l'augmentation du niveau de vie (36%).

Sondage réalisé par internet du 23 au 30 novembre auprès d'un échantillon de 800 jeunes âgés de 18 à 25 ans, représentatif de la population française (méthode des quotas), dont 97% inscrits sur les listes électorales ou ayant l'intention de le faire. Notice détaillée disponible à la commission des sondages.

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