La marche citoyenne d'AC le feu s'arrêtera aux portes de l'Assemblée
LEMONDE.FR avec AFP | 16.10.06 | 18h06 • Mis �jour le 16.10.06 | 18h11
Le collectif AC le feu (association du collectif liberté, égalité, fraternité, ensemble et unis), fondé à Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, après les événements de novembre 2005 dans les banlieues, a décidé de ne pas rester les bras croisés. Ses membres ont sillonné la France en bus, de mars à juin, pour recueillir les doléances des cités françaises et inciter les jeunes à aller s'inscrire sur les listes électorales.
Leur objectif : "mettre des mots sur les maux" et "remonter la parole des habitants des quartiers auprès des institutions supérieures". Lorsqu'ils ont arrêté la tournée, après 120 villes visitées, ils en étaient à 20 000 doléances qu'ils espéraient remettre en mains propres, le 25 octobre, à Jean-Louis Debré, le président de l'Assemblée nationale, à l'issue d'une "grande marche citoyenne" organisée ce jour-là jusqu'à la Chambre des députés.
EMPLOI DU TEMPS "PARTICULIÈREMENT CHARGÉ" DE M. DEBRÉ
En vain. Lundi 16 octobre, le collectif a annoncé dans un communiqué que M. Debré refusait de les recevoir et a dénoncé "un refus de dialogue" du président de l'Assemblée nationale. "Monsieur Jean-Louis Debré refuse de bousculer son emploi du temps", regrette AC le feu. "Ces doléances seront portées à la nation", poursuit le collectif, "en dépit du manque d'intérêt que porte le président [de l'Assemblée] à notre action".
AC le feu insiste sur le travail accompli pour analyser 12 000 des contributions recueillies, s'inscrivant "dans une démarche démocratique et citoyenne forte, à l'image de celle qui devrait être pratiquée par les élus de l'Assemblée nationale".
Dans une réponse écrite, le cabinet du président de l'Assemblée nationale leur a expliqué que l'audience demandée ne pourra se tenir en raison de l'emploi du temps "particulièrement chargé" de M. Debré le mercredi. Le collectif a été invité à déposer ses "doléances" aux gardiens-surveillants du Palais-Bourbon.
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