Emploi dans les banlieues: mise en place du premier Groupe solidarité emploi
AFP 28.09.06 | 18h54
Le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher a mis en place jeudi à Melun (Seine et Marne) le premier des Groupes solidarité emploi qui doivent voir le jour pour répondre au chômage élevé des Zones urbaines sensibles (ZUS).
"La réponse aux quartiers doit être concréto-concrète", a déclaré le ministre aux participants du groupe de Melun, qui réunissait pour la première fois autour de la même table les acteurs de la politique de l'emploi, ANPE, Assedic, mission locale, etc, avec des organisations professionnelles.
750 ZUS doivent progressivement bénéficier de ce type de groupe de travail, annoncé par le gouvernement fin août, pour essayer d'éviter de nouvelles émeutes dans les quartiers populaires, de la part des jeunes notamment, alors qu'une reprise de l'emploi s'est amorcée depuis 2005 en France. Parallèlement, 60 antennes ANPE vont être redéployées vers les ZUS.
"Il faut trouver des solutions pour briser le chômage structurel, sinon cela va nous exploser à la figure", a lancé le ministre, en prenant date avec ses interlocuteurs pour revenir faire le point "dans cinq mois".
"On a 61 métiers en tension dans ce pays, je suis persuadé qu'on peut trouver des réponses pour des dizaines de jeunes", a dit M. Larcher.
Dans les trois ZUS de l'agglomération de Melun, Le Mée-sur-Seine, Quartier Nord, La plaine du Lys, la population y est proportionnellement plus jeune, moins formée, moins qualifiées que dans les autres ZUS d'Ile-de-France, et a fortiori que la moyenne régionale, a exposé le directeur départemental du travail, Serge Lopez.
Le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans y est estimé à 19,5%, contre 13,9% pour ceux du reste du département.
M. Lopez a relevé la "forte augmentation" du nombre de RMIstes et de bénéficiaires d'une allocation Parent Isolé ou Adulte Handicapé dans ces trois quartiers populaires ces dernières années.
Les trois ZUS de l'agglomération de Melun sont dans la grande banlieue parisienne, à environ une heure de route de la capitale.
Les problèmes de transport ou de racisme à l'embauche ajoutent aux difficultés pour trouver du travail, comme l'ont expliqué au ministre plusieurs jeunes inscrits à la mission locale Sud-ouest Seine et Marne.
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